Atelier Costume: Valérie Victoire Elemva forme une nouvelle génération de costumiers du cinéma à Bangui
L’espace Linga Téré accueille depuis le 10 décembre 2025 une formation dédiée au costume de cinéma, animée par la costumière camerounaise Valérie Victoire Elemva. Invitée dans le cadre de la 6ᵉ édition du festival Bangui Fait Son Cinéma en République centrafricaine, elle initie durant sept jours une quinzaine d’apprenants aux fondamentaux de ce métier.
L’espace Linga Téré accueille depuis le 10 décembre 2025 une formation dédiée au costume de cinéma, animée par la costumière camerounaise Valérie Victoire Elemva. Invitée dans le cadre de la 6ᵉ édition du festival Bangui Fait Son Cinéma en République centrafricaine, elle initie durant sept jours une quinzaine d’apprenants aux fondamentaux de ce métier.
Rencontrée mardi 11 décembre, la professionnelle partage son savoir avec passion. Ce jour-là, les participants abordent la seconde partie du module consacrée à la préproduction, notamment le dépouillement du scénario, une étape essentielle dans le travail d’un costumier. « Dans la préproduction, nous avons vu comment effectuer un dépouillement, comment lire un scénario en tant que costumier. Nous avons également abordé les genres cinématographiques : le drame, le comique, le fantastique, le social, le documentaire », explique Valérie Victoire Elemva.
Pour les participants, cette formation ouvre de nouvelles perspectives. Bangui Syntiche Nathalie, l’une des apprenantes, mesure désormais l’importance du costume dans la narration cinématographique. « Je réalise que l’habillement est essentiel pour raconter une histoire, montrer l’évolution des personnages et mettre en valeur nos cultures africaines », confie la jeune femme, qui envisage de faire carrière dans ce domaine.
Cette session s’inscrit dans le programme Ciné-Espoir du festival. Dans les prochains jours, les étudiants passeront à la pratique. Un premier exercice leur a déjà été confié : réaliser le dépouillement du film sur lequel ils travaillent avec le réalisateur Anurin Nwunembom. En outre, la costumière les a également encouragés à développer des compétences complémentaires dans la couture, la cordonnerie ou la maîtrise de logiciels spécialisés. « Il ne s’agit pas d’être excellent dans tous ces métiers, mais d’acquérir des bases. Sur un plateau, on peut être confronté à des problèmes variés, et il faut savoir réagir », souligne-t-elle.
La suite du programme de la formation prévoit, entre autres, les phases de production et postproduction. Pour la journée de demain, vendredi 12 décembre 2025, Elemva prévoit d'aborder avec ses apprenants la sémiologie des couleurs.