Actualités 10 Dec 2025 Par Bangui Fait Son Cinéma

Colloque Inaugural : Mermoz Eliezer Bizon: "Le cinéma est un outil pour véhiculer les informations collectées sur le terrain afin qu’un grand nombre ait accès à nos sensibilisations sur la conservation de la biodiversité.

Invité au colloque inaugural du festival Bangui Fait Son Cinéma, le responsable du développement communautaire de l’aire de conservation de Chinko, gérée par African Parks Network (ONG sud-africaine), a apporté des précisions mardi 10 décembre à l’Alliance française de Bangui sur l’importance du cinéma dans la transmission d’informations liées à l’environnement. Lors du panel animé par Dimitri Fodonougbo, l’aménagiste-paysagiste a mis l’accent sur la préservation de la faune, de la flore et des ressources aquatiques.

Colloque Inaugural : Mermoz Eliezer Bizon: "Le cinéma est un outil pour véhiculer les informations collectées sur le terrain afin qu’un grand nombre ait accès à nos sensibilisations sur la conservation de la biodiversité.

Invité au colloque inaugural du festival Bangui Fait Son Cinéma, le responsable du développement communautaire de l’aire de conservation de Chinko, gérée par African Parks Network (ONG sud-africaine), a apporté des précisions mardi 10 décembre à l’Alliance française de Bangui sur l’importance du cinéma dans la transmission d’informations liées à l’environnement.

Lors du panel animé par Dimitri Fodonougbo, l’aménagiste-paysagiste a mis l’accent sur la préservation de la faune, de la flore et des ressources aquatiques.

 

En tant qu’invité spécial du festival Bangui Fait Son Cinéma et panéliste lors du colloque inaugural sur le thème “Innovation et solidarité pour un monde durable”, comment pensez-vous que le cinéma peut contribuer à la protection et à la préservation de l’environnement ?

La mission que j'ai à Bangui et le lien qu'il y a entre le cinéma et ce que nous faisons en termes de gestion des aires protégées, c'est que le cinéma est un outil pour véhiculer les informations. Les aires protégées ont besoin de véhiculer des informations sur tout ce qui est activité menée dans la gestion du patrimoine, bénéfique pour nous même et la communauté locale. Donc le cinéma va être l'outil qui va passer toutes les informations qui sont sur le terrain à ceux qui n'ont pas la possibilité d'aller sur le terrain. Il doit véhiculer l'information et parler de nos challenges et modèles de gestion. 

Le cinéma est un gain pour nous. Il partage la réalité, le vécu d'une société. L’innovation vient avec évolution et tout ce qui est adaptation passe par le cinéma. Beaucoup apprennent à travers le cinéma, les séries et autres. Tous ne lisent pas toujours les livres ou bien vont sur internet.

 Vous participez à la création des projets cinématographiques qui s’intéressent aux différentes thématiques liées à la faune et à la flore. Dans quel genre se classent les films que vous produisez ?

Nous choisissons par des types de cinéastes ni de genre. L’essentiel c’est de véhiculer l'information collectée sur le terrain. Le cinéaste fait juste son travail. On peut travailler avec lui, ça permet de mettre en lumière des activités de terrain.

Pour nous, le travail que nous faisons avec des réalisateurs ou bien des gens qui nous composent des petits podcasts de sensibilisation, c'est d'abord un travail de sensibilisation sur le terrain parce que cela se fait avec l’implication des communautés. C’est aussi un moyen de passer le message aux communautés locales pour qu'elles puissent avoir des informations sur la portée de nos challenges, nos réalités, etc. Pour nous, ces podcasts permettent de faire de la sensibilisation aux communautés locales de manière plus large à Bangui et hors.

Colloque inaugural de BFSC 2025

 Lancez-vous fréquemment des appels d'offres ?

Nous recherchons des communicants au niveau local. Et aussi pour des besoins de communication, pour quelques podcasts, on a essayé de passer quelques appels d'offres locales qui ont permis de recruter quelques réalisateurs pour faire des podcasts de sensibilisation, pour aller parler aux communautés et prendre les avis, leur impression sur les activités que nous faisons. Nous faisons ponctuellement pour un temps.

 À combien de films avez-vous déjà contribué à la création ?

On en a fait deux, dont « Ndondondo Bienvenue : protecteur des derniers éléphants de Chinko », le premier, qui parle d'un ancien braconnier qui s'est converti en éco-garde et qui travaille pour l'aire de conservation Chinko. Et le second, c’est le film « Tango », qui va être projeté demain à 15 h. Il parle du modèle innovant de la conservation de la nature, où on met le volet de sensibilisation devant, pour discuter avec les gens, et même les gens qui ne parlent pas la même langue. Tango vient du T de la transhumance. Dans le film, on échange avec les transhumants qui viennent du Soudan, traversent la zone pendant les saisons de transhumance.

 Comment est-ce qu'un cinéaste qui ne vit pas à Bangui fait pour entrer en contact avec vous ?  

Nous avons un site internet qui est www.africanparks.org. Et plusieurs aires protégées qui ont plusieurs pages Facebook, Instagram ou bien X pour passer les informations. Je pense que c'est aussi à travers ces pages-là que vous pouvez contacter le service de la communication qui peut être intéressé par votre projet, si ça parle bien sûr des thématiques qui nous parlent aussi, pour véhiculer les informations et pour relier l'information aux communautés locales et aux partenaires aussi.